Que veut vraiment dire illuminant D65 ?

Que veut vraiment dire illuminant D65 ?

Chaque être humain perçoit tout à sa manière. Les couleurs, les parfums, la température, le temps.

Pour que le sens devienne commun, tout se mesure et la mesure vaut pour tous, ou presque. Mètre, kilogramme, seconde, degrés, litre, volt, ampère, etc.

La lumière n’échappe pas à ses unités de mesure spécifiques. Lumen, candela, lux, ° Kelvin, IRC, watt, UGR, etc.

Seulement, pour définir la « lumière du jour », tout se complique puisque, et il suffit d’ouvrir les yeux, au cours d’une journée, celle-ci va passer d’un jaune chaud à un blanc très froid puis à un rouge magnifique en bord de mer par exemple.

Pour que tout le monde parle de la même chose, l’industrie de la lumière définie une règle commune. Celle-ci évolue au cours du temps et en fonction des technologies.

Par exemple, les écrans à LED ont un retro-éclairage « blanc ». Ce blanc doit être normé et reproductible en tous points de notre planète. Pour ça, l’industrie de la lumière à créé depuis longtemps, une norme de « couleur », un illuminant.

En constante évolution, cet illuminant qui qualifie la « lumière du jour » est passé de « D50 » à « D55 » puis depuis quelques années, « D65 ».

Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

Et bien c’est simple, « D » pour « Daylight » ou lumière du jour et « 50, 55 ou 65 » pour la température de couleur associée.

« D65 » signifie que la source lumineuse en présence émet une lumière blanche à très exactement 6504°Kelvin, ou blanc froid.

A l’instar de la couleur d’une peinture normée par le « RAL », la couleur de la lumière du jour est aujourd’hui normée par le « D65 » pour celles et ceux qui souhaitent un blanc froid !

Donc, un éclairage de chirurgie qui, normalement, émet une lumière dont la température de couleur est au maximum de 4500°kelvin, ne peut JAMAIS être conforme à la norme D65.

Y-t-il un lien avec la sécurité photo-biologique ? Absolument pas ! Pour la lumière comme pour la sécurité photo-biologique, l’étanchéité, la resistance aux agressions mécaniques, le poids et la longueur, la norme de couleur n’a aucun lien.

La sécurité photo-biologique est mesurée et définie par la norme EN ISO 64 271. Cette norme classe les luminaires et toute source de lumière en 4 groupes. Le groupe 0 signifie aucun risque pour les yeux et la peau tandis que le groupe 3 présente un risque sérieux.

Le groupe 3 inclut, par exemple, les risques liés aux rayons UVA, Infra-rouge, pic de bleu. Ce groupe n’interdit pas l’usage mais préconise des protections adaptées.

Mélanger une norme de couleur et une norme de sécurité est aussi simpliste et mensonger qu’affirmer qu’un composite en teinte A3 est toxique pour les muqueuses !

Est-ce qu’une pratique éclairée à 5000°kelvin est préjudiciable voire rédhibitoire ?

Absolument pas. Au delà des normes et aussi complexes soient elles, la lumière restera une perception propre. Les uns apprécieront de travailler dans une ambiance « froide », tandis que d’autres y seront très, voire trop sensibles et y préféreront un blanc dit « neutre ».

Le confort n’est pas lié à la température de couleur.

Les prises de teinte seront-elles altérées sous une autre lumière non « D65 ».

Partant du seul principe que la prise de teinte se fait en comparaison d’un nuancier fixe et normé, si l’on pose un « échantillon » de matière avec une teinte A2 à coté d’une dent naturelle et que les couleurs correspondent, la comparaison est bonne et juste. Le défi serait de trouver une teinte de dent naturelle sans nuancier, et là, la différence de lumière induirait une différence de perception. Mais qui fait ça ?

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